AU BONHEUR DES VIEUX

Publié le 1 Avril 2015

*tousse tousse* Oula, ça faisait un moment que je n’avais rien posté ici… Mais ne vous réjouissez pas trop vite, ce blog retrouvera bien vite la léthargie qu’on lui connait.

Mais si je prends la peine de reposter ici, c’est pour aborder un sujet qui nous concerne(ra) tous un jour ou l’autre : les vieux. Oui, ça paraît très commun au premier abord, mais ce que j’ai subi hier m’a motivé à écrire ce billet.

Depuis que je ne travaille plus, j’en profite pour modifier un peu mon emploi du temps. Et donc par exemple, je vais maintenant faire mes courses en dehors des heures d’affluence. Comme un mardi, à midi.

Effectivement, le supermarché est assez praticable… Pas de bousculades, des rayons remplis, ce n’est pas désagréable. Mais le truc, c’est qu’à ce moment-là de la journée, le magasin est surtout fréquenté par des personnes âgées. Bon, en un sens, c’est mieux qu’ils viennent là, plutôt qu’un samedi après-midi, pour une fois, on ne peut rien leur reprocher…

Vous connaissez cette sensation, où à mesure que vous parcourez les rayons, vous recroisez à plusieurs reprises les mêmes personnes ? C’est ce qu’il m’est arrivé avec 2 mamies qui faisaient leurs courses également.

Et déjà, je les remarque. Elles parlent fort, se montrent sans gène, et le ton monte à la poissonnerie avec un autre client, à qui elles ont cédé leur tour, trop occupées à discuter, avant de se raviser et de crier au scandale. Forcément, ledit client ne les ménagera pas, leur faisant remarquer l’incohérence de leur position. Bref, le tableau est planté, et ce n’est que le début…

Bref, j’arrive aux caisses, mon caddie plein. Je repère une caisse avec un seul client en attente, ayant déjà disposé une dizaine d’articles sur le tapis. Je décharge donc derrière lui tout mon caddie. Et comme je déteste faire les courses, quand j’y vais, j’en profite pour faire des stocks…

C’est à cet instant que je remarque être dans une caisse réservée aux personnes prioritaires (femmes enceintes et handicapés), à qui je m’engage à céder ma place si ce type de client se présente. Et là, vous le voyez venir…

Oui, c’est à cet instant que les 2 vieilles, les 2 mégères devrais-je dire, arrivent aux caisses. Evidemment, elles râlent parce que toutes les caisses ne sont pas ouvertes. C’est vrai que vu le peu de clients dans le magasin, ça serait assez contre-productif. Mais évidemment, à leur âge, elles sont pressées, elles ne peuvent pas attendre… Un train à prendre ? Ou peut-être les feux de l’amour à ne pas rater, qui sait…

Et donc, c’est à cet instant que l’une d’entre elles sort une carte d’invalidité. Bon, je trouve ça un peu étrange, parce que pour avoir l’autonomie suffisante pour faire ses courses, sans même une canne, et même conduire (je les retrouverai sur le parking peu après), elles ne me semblent pas si invalides que ça. En comparaison, ma grand-mère, qui est contrainte de se déplacer avec un déambulateur, ne dispose pas à ma connaissance, d’une telle carte…

Je pense que cette carte appartient au mari de l’une d’entre elles, et qu’elles en profitent allègrement. Dans une telle situation, personne n’ira vérifier quel est le nom inscrit sur la carte, ce serait totalement déplacé.

Il y a les règles, et il y a la façon de les appliquer, et le bon sens qui en découle. Ce qui devrait aller de pair avec la politesse. Car cette personne brandit sa carte sous mon nez à la caissière tel un trophée, sans même m’adresser la parole, comme si j’étais forcément hostile, ou idiot, ou méchant, je ne sais pas. Un petit « Excusez-moi monsieur » était donc manifestement superflu.

C’est précisément cette attitude qui m’agace. Ah, les jeunes ne sont pas respectueux des vieux ? Et dans ce cas, alors ?

Je décide donc d’appliquer la règle, certes, mais je ne vais certainement pas me montrer affable. Non, je ne vais pas remettre dans mon caddie tous mes achats. Je pense qu’elles pouvaient tout à fait se mettre à ma suite, je passais en caisse en 5 minutes, c’était réglé. Mais non, ça, ce serait du bon sens…

Donc je m’exécute et je les laisse passer. Entretemps, la personne devant moi abandonne le combat, laisse ses articles sur le tapis, et quitte le magasin. Il ne peut probablement pas attendre 15 minutes supplémentaires, qu’elles passent l’intégralité de leur caddie, alors que de son côté, ce serait bouclé en un instant.

Et donc, tel un bonus DVD, on a droit au « commentaire des vieilles » de la situation. Ah les gens sont pas polis, hein de nos jours, vraiment, dans quel monde vit-on, on l’aurait laissé passer (mouais…). Manifestement, elles ne comprennent pas que s’il est parti, c’est à cause d’elles, et de leur attitude.

Et donc, puisqu’elles n’ont pas la jouissance du tapis de caisse, les voilà en train de donner quasiment de la main à la main chaque article à la caissière. Et le caddie est rempli. Je ne dis rien, je prends mon mal en patience, mais relève en mon for intérieur l’incongruité de la situation. Elles semblent tout de même bien autonomes pour souffrir d’une invalidité…

A la fin, alors qu’elles s’apprêtent à payer, la caissière remarque deux packs d’eau, restés fort logiquement dans le caddie. Elle leur en fait la remarque et… se fait pourrir copieusement. Ben oui, c’est de sa faute si elle ne les a pas vu dans le caddie, non ?

Elles terminent, s’en vont, c’est mon tour, je paie, mais désormais, je prendrai garde à choisir une caisse normale… Les 5 minutes ainsi gagnées valaient-elles vraiment tout ça ? Se rendent-elles seulement compte de leur attitude ? Malheureusement, j’en doute…

Rédigé par Zed

Publié dans #Râlages du jour

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