DE LA CIVILITÉ, BORDEL !

Publié le 17 Octobre 2010

 

Ce billet m'a été inspiré récemment alors que je faisais mes courses dans le supermarché du coin (à ce sujet d'ailleurs, je ne peux que vous conseiller la lecture du blog d'Anna Sam, et des livres qui en sont tirés, vous ne pousserez plus jamais votre chariot de la même manière).

 

Mon Caddie rempli, je me dirige vers les caisses, et en sélectionne une qui me semble « moyennement » encombrée (je ne suis pas du genre à chercher à tout prix la caisse où il y a le moins de monde). Devant moi, une cliente dont les articles sont en train d'être scannés par la caissière, et un autre chariot.

 

En l'occurrence, ce dernier est « gardé » par un petit gamin, à qui je donnerai 5 ou 6 ans tout au plus, et qui, tant bien que mal, dépose le contenu du Caddie sur le tapis. La caissière en termine avec la cliente précédente, et me demande fort logiquement si le petit garçon est avec moi. Je lui réponds par la négative, et le petit baragouine quelque chose comme « ma maman arrive ».

 

Premier élément, je trouve ça assez hallucinant d'envoyer son gosse faire la queue alors que ladite maman n'a pas terminé ses courses, mais bon... La caissière commence à scanner l'ensemble des produits déposés sur le tapis, qui viennent s'entasser de l'autre côté de la caisse, puisqu'il n'y a personne pour les mettre dans les sacs.

 

Enfin la mère arrive, les bras chargés de tout un tas de choses, qu'elle dépose en vrac sur le tapis. Mmh. Et là, j'hallucine. Elle passe de l'autre côté, sans même un regard à la caissière, et bien entendu, sans même lui adresser la parole. Même pas un « bonjour », et encore moins d'excuses pour avoir laisser son gamin à la caisse.

 

Mais ça n'est pas tout ! Elle commence donc à remplir ses sacs, et, arrivée aux packs de yaourts, décide d'en enlever les cartons d'emballage. Le genre de truc que l'on fait chez soi, au moment de remplir le frigo, d'habitude. Et là, elle jette à la caissière les cartons comme vous jetteriez des cacahouètes à un singe dans un zoo. Bien sûr, toujours aucun échange verbal, visiblement pour cette personne, la caissière est juste là pour ramasser ses détritus, elle ne mérite même pas qu'on lui parle.

 

Enfin elle boucle ses sacs, paye par carte ses achats, et s'en va, tenant son gosse par la main, évidemment sans même un « merci » ni un « au revoir ».

 

Je trouve dramatique de traiter autrui de cette façon, qui plus est devant sa progéniture. Je ne dis pas qu'il faut entamer une longue et passionnante conversation, mais les formules de politesse me semblent être un minimum. Personnellement, je le fais toujours (enfin je crois). Il en va de même lorsque je prends le bus, un petit salut amical au chauffeur ne mange pas de pain, mais un bon paquet de voyageurs ne s'en donnent même pas la peine.

 

Bref globalement, dire « bonjour », « s'il vous plait », « merci » et « au revoir », c'est si difficile ? À moins que certains ne se considèrent supérieurs, au point de ne pas avoir à se rabaisser à ces considérations...

Rédigé par Zed

Publié dans #Râlages du jour

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Sarx 18/10/2010 13:29


T’as oublié le dernier détail ultime : le 4x4 garé n’importe comment sur deux (voir même trois) places, et vu sa propreté on se doute bien qu’il n’a jamais été sur une route qui n’était pas
parfaitement goudronnée, et qu’une petite citadine aurai parfait fait l’affaire…

Sinon, ça me rappel à chaque fois que je vais à Auchan au Vélizy 2.
(D’ailleurs, méfiez vous des Versaillaises de moins de 50 ans, elles sont l’air louche avec leur tailleur Chanel et sac Louis Vuitton poussant leur caddie.)

Pour le coup des emballages, mis à a part la manière déplorable dont elle les a « donné » à la caissière, j’avais constaté à plusieurs reprises plusieurs clients pratiquer la même chose (la plupart
du temps de façon assez polie, parfois comme dans la situation décrite dans le post).

J’avais posé la question à la caissière, qui m’avait expliqué que le supermarché avait des contrats avec des entreprises de ramassage/recyclage des cartons et autres emballages, et que du coup ca
avait moins de chance de finir mélangé dans la benne à ordure (ou dans le camion de ramassage) avec des déchets non recyclable. Bref, une espèce de geste éco-citoyen. Après je ne sais pas si c’est
valable pour tous les supermarchés.

Par contre, si c’est effectivement le cas, il aurait été préférable de placer des bennes dédiées plutôt que de demander à la caissière de faire le tri… A moins que justement, la benne dédiée
finissait par récolter toute sorte d’ordure, les rendant non recyclable ?

Pour ma part, ca me soule tellement le Vélizy 2 (et bien sur je ne peux y aller que le samedi), que je me dépêche pour dégager le plus vite possible, du coup le tri des emballages se fait
tranquillement chez moi.


Laurène 18/10/2010 09:49


Ah, la joie des grandes villes, et de l'individualisme qui y règne. je me faisait la réflexion en passant mon samedi après midi à Lyon. Dans les transports, aux WC publics, à la caisse automatique
de parking ou te fait doublé à la dernière minute pour un gars qui n'a même pas préparé sa monnaie, recompte 3 fois, demande 10 centime à sa gonzesse, alors que toi, tu a ta carte bancaire prête
depuis 10 min...

Autre réflexion, j'ai failli m'adresser à une jeune femme qui prenait le même ascenseur que nous pour lui dire simplement "bonjour". Dans notre contrée de 10000 habitants, et même quand tu sort du
coté d'Annecy, la grande ville, les gens se disent bonjour, rien que quand il se sont garés sur le même parking ou déjeunent à une table voisine. Quand j'ai vu le regard noir que ma jeté la
Lyonnaise surement parce qu'elle aurait préféré se retrouvée seule dans l’ascenseur, je me suis ravisée.

Ce qui est étonnant, c'est que c'est finalement très Français. Pour avoir testé quelques autre grandes villes comme Londres ou Tokyo ou l'individualisme certes existe, mais s'applique dans le
respect d'autrui, je me demande si les parisiens et le lyonnais ne seraient pas juste arrogants.


AquilA 17/10/2010 23:44


Et oui zed,pour ma part en travaillant en grande distri(un leclerc de 7500m²),des collègues et moi même sommes confrontés tout les jours à ce genre de choses.La solution je pense, c'est d'être soit
même gentil et polis sans se laisser bouffer.Les gens sont aigris par la vie hélas.Je pense que de répondre par un "bonjour" et un "au revoir" agréable malgré tout avec une petite phrase
sympathique leur fait prendre conscience.
Oui tu as raison zed mais j'espere qu'après que tu sois passé, de part ton comportement aimable tu as redonné le sourire à l'hôtesse de caisse.


Anthony 17/10/2010 23:41


Les joies des personnes mal polies à la caisse du super marché ! :D

Y'a des jours où, c'est vrai que les gens qui sont devant toi sont vraiment irrespectueux du travail que fournissent les caissières.

Pour le gosse, là aussi, c'est vraiment abusé. Bon, quand j'étais plus jeune ça m'est déjà arrivé de garder le chariot en attendant ma maman qui avait oublié une babiole, mais la, le "cas" est
vraiment unique en son genre quand même !

Pour ce qui est de l'emballage du paquet, apparemment, tu peux le faire (il me semble avoir déjà vu un reportage sur une personne qui achetait un tube de dentifrice, et il a demandé à la caissière
de jeter le carton d'emballage).

Mais bon, le tout cumulé au final revient quand même à quelque chose de vraiment hallucinant !


yvelii 17/10/2010 23:37


Ayant fait une formation Marketing / Commerce où des hôtesses de caisses étaient conviées, je me suis très souvent étonné de la connerie de certains (que j'avais déjà put tester en étant
télé-enquêteur plus tôt, un métier aussi drôle qu'épuisant).

Et il est vrai que les hôtesses de caisse sont, pour la majorité malheureusement, traitées inférieurement. Pourquoi ? D'après mon professeur de commerce en grande distribution, il y a une raison
toute logique : avant les caisses automatiques, les machines n'était rien d'autres que de grosses calculatrices.

Alors les caissières ne regardaient jamais le client dans les yeux, mais gardaient le regard vers le bas : pour visualiser les touches très grosses. Aussi, il n'y avait pas de code barres, du coup
il fallait noter le prix ou parfois même s'en souvenir, et souvent des erreurs arrivaient ce qui énervait le client. Et comme cette "grosse calculatrice" n'en était pas une comme elle ne comptait
pas toute seule, souvent les caissières se trompaient dans les résultats.

Toutes ces raisons font que les caissières étaient vues pour une sous-classe, du caca social. Hors aujourd'hui les caissières nous disent bonjour, nous regardent dans les yeux, ne se trompent pas
(ou beaucoup moins) mais cela ne suffit pas à la bêtise humaine.

Un métier très épuisant et très difficile, avec en plus souvent des contraintes importantes et des horaires mal fichus.