LES QUOTAS ~TRIBUTE TO MAX PÉCAS~ (1/3)

Publié le 4 Décembre 2010

J’attaque aujourd’hui un gros morceau, un sujet que je comptais aborder depuis la création du blog : les quotas en télé (et par extension à la radio). Je vous préviens par avance, c’est dense, et ça risque d’être un peu fouillis, mais je vais essayer d’être clair, et de vous faire partager les quelques connaissances dont je dispose en la matière. Je m’appuierai essentiellement sur ce que Nolife est amenée à respecter, car c’est ce que je connais le mieux.

Il faut savoir que les chaînes de télévision françaises ont tout un tas de règles qui régissent leur antenne à respecter. Non, elles ne font pas totalement ce qu’elles veulent.

Tout d’abord, elles sont catégorisées auprès du CSA. Il y a diverses catégories disponibles, et chaque chaîne doit en choisir une. Je ne les connais pas toutes, mais je citerai évidemment en exemple les catégories généraliste, musicale, ou encore jeunesse.

Chacune de ces catégories véhicule des règles, des autorisations et des interdits. D’autres obligations sont communes à tous les diffuseurs. On sait par exemple que les chaînes doivent reverser un certain pourcentage à la création française, pour financer les « Julie Lescaut » et autres « Plus Belle La Vie » (youhou !)

Nolife est déclarée comme chaîne musicale auprès du CSA, et parmi les obligations de la chaine, on doit consacrer au moins 50% du temps d’antenne à la musique. Il s’agit d’un pourcentage annuel, rapporté donc sur une année, on doit diffuser minimum 6 mois de musique, ce qui est… conséquent. Et, vue que les choses comme trop souvent sont mal faites, les concerts et autres prestations live ne sont pas considérées comme de la musique (ben voyons, c’est quoi à votre avis ?)

Par ailleurs, il y a des lois, votées par nos chers députés (et oui, encore eux). Le  1er février 1994, la loi n°94-88 (dite loi « Carignon ») est votée, et impose aux diffuseurs un certain nombre de choses, dans le but de protéger et de promouvoir notre belle langue française.

Appliquée aujourd’hui à Nolife, cette loi définit les quotas de diffusion selon leur nature, soit :

Au minimum 40% d’œuvres audiovisuelles françaises

Au maximum 40% d’œuvres audiovisuelles étrangères (hors U.E.)

Le reste étant composé d'œuvres audiovisuelles issues de l’Union Européenne, dans la limite de 20%

Mais qu’est-ce qu’une œuvre audiovisuelle ? Il y a des critères très précis à respecter. Par exemple, les clips et les films sont des œuvres audiovisuelles. Certaines émissions aussi, dès lors qu’elles sont considérées comme « intemporelles ».

Le petit jeu des chaines étant ensuite de classer un maximum de programmes en œuvre audiovisuelle. On se souviendra il y a quelques années que M6 avait ainsi réussi un tour de force en classant son programme de télé-crochet « Popstars » comme œuvre audiovisuelle (oui, on sent déjà les limites de la loi).

 

(À suivre demain)

Rédigé par Zed

Publié dans #Râlages médiatiques

Commenter cet article