SUEURS FROIDES À NANTERRE-U

Publié le 10 Novembre 2010

Derrière le titre de ce billet, que ne renieraient certainement pas quelques réalisateurs de séries B, je m’en vais aujourd’hui vous conter un trajet que j’ai du réaliser samedi dernier au soir.


Je me rendais à Asnières, et, de chez moi, afin d’éviter de repasser par Paris centre, je devais prendre une correspondance entre le RER A et la SNCF à Nanterre-Université. Et oui, les déplacements de banlieue à banlieue, nouveau crédo du STIF !


Je réalise préalablement une simulation de trajet sur le site de la RATP, et le résultat m'angoisse déjà un peu : arrivée prévue à 19h59, pour prendre la correspondance à 20h01. Faut pas se louper, sous peine de devoir patienter ¼ heure de plus à la gare.


Oui parce qu’en plus, la gare de Nanterre Université, un samedi soir pluvieux et glacial de novembre, on ne peut pas faire plus attractif pour t’inciter à prendre les transports en commun (comprendront ceux qui ont déjà fréquenté le lieu).
Alors bien sûr, en sécu, j’aurais pu prendre le RER précédent, mais comme je suis un ouf malade dans ma tête, j’ose croire que ça va bien se passer. Fail.


Le RER passe bien à l’heure, mais pour une raison inexpliquée (on ne peut pas dire que le trafic soit dense à cette heure-là), il stationne quelques minutes à Rueil. Quelques minutes de trop, et me voilà en train de poireauter à Nanterre. Et hop, ¼ heure dans les dents, c’est gratuit, c’est cadeau.


Mais le pire reste à venir : le retour.


Là encore, j’ai calculé préalablement les horaires pour pouvoir rentrer avec le dernier RER. Je suis du reste « relativement » large : train prévu à 00h41 à Asnières, arrivée à 00h51 à Nanterre, pour chopper le dernier RER, dont le passage est prévu à 01h01. Bref, 10 minutes pour réaliser la correspondance, même si le train a un peu de retard, ça devrait le faire.


00h38. Je suis sur le quai de la gare d’Asnières. Le train est bien indiqué à 00h41, comme prévu. Et la pendule égraine les minutes : 00h39, 00h40, 00h41…


00h43. Pas de train en vue. Pourtant l’écran indique toujours un passage prévu à 00h41. Bon. Je me dis que le système ne doit pas bien fonctionner, et que ce putain de train va arriver.


Et là, le couperet tombe : de 00h41, le train passe subitement à 00h51. En fait, il s’agissait jusqu’alors d’une simulation horaire, et le train n’avait pas encore quitté St Lazare.


Bref, 10 minutes de retard. Pile-poil le temps que je suis censé avoir pour réaliser mon changement à Nanterre. Et là, je flippe sévère durant tout le trajet. Si je loupe ma correspondance, je fais quoi sur ce putain de quai, à Nanterre-U, hein ? Est-ce que parfois, les cheminots et le personnel de la SNCF et de la RATP pensent que, peut-être, ne pas tenir les horaires prévus peut se révéler dramatique ? Ah, oui, et bien sûr, pas une annonce, pas une excuse. Visiblement, c’est tout à fait normal.


Je rappelle qu’il s’agit du dernier RER, je n’ai pas la possibilité de prendre le suivant. Enfin, sauf si j’attends jusqu’au petit matin, et cette perspective ne m’enchante pas.


Bon, le suspense a assez duré, au final j’ai bien choppé le dernier RER, qui par chance est passé avec 2 minutes de retard. Mais si ça n’avait pas été le cas, qu’aurais-je fais ? Je ne le sais pas moi-même.


Ah, et au passage, ça serait bien que le STIF pense, comme ça a été fait pour le metro, à augmenter l’amplitude horaire des RER et autres trains de banlieue les week-ends. Parce que ça fait tôt, mine de rien. Et on s’étonne ensuite que les gens soient contraints de prendre leur voiture, parfois bourrés, s’ils veulent espérer rentrer chez eux.

Rédigé par Zed

Publié dans #Râlages en commun

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Morgane 13/11/2010 16:59


Pense à ceux qui se rendent à Nanterre U tous les jours...


Thomas Ch 11/11/2010 10:45


Ah, la gare d'Asnières... Tous les trains ne passent jamais a l'heure. Une fois, un train était prévu a 17h23. Et bien a 17h21 : Supprimé.
En tout cas, tu as eu de la chance Zed... :)